LA COURSE A LA MAISON BLANCHE

Les concurrents

Barack Obama

Joe Biden

John McCain

Sarah Palin

Bob Barr

Ralph Nader

Hillary Clinton

Bush & Co.


Les commentateurs

Dates

20/10-04/11

06/10-19/10

29/09-05/10

22/09-28/09

15/09-21/09

08/09-14/09

01/09-07/09

25/08-31/08

08/08-24/08

28/07-07/08

21/07-27/07

14/07-20/07

    Les archives

Dimanche 20 juillet : 1 000 000

La tournée mondiale d'Obama continue, sur fond de polémique après le commentaire d'Al-Maliki au Spiegel dont je parlais hier. Un démenti du gouvernement irakien, parlant d'un problème de traduction, a été émis, mais par l'intermédiaire du commandement central militaire américain (CENTCOM), après un coup de téléphone de l'ambassade américaine à Bagdad. 

Pour la suite de son voyage, l'Allemagne se prépare à une foule de dix mille à un million de personnes, et ressort toute l'organisation de la Coupe du Monde 2006 pour l'occasion.

Sur ce site, j'ai fait presque tout ce que j'avais dit : la page sur Clinton est en ligne, celle sur Nader est terminée, et celle sur les primaires est faite au tiers environ. Le site sera bientôt présentable !

Samedi 19 juillet : Atterrissage

Obama est arrivé en Afghanistan la nuit dernière, après un arrêt au Koweït. Les images arrivent doucement ; l'impact qu'elles auront sur les journalistes et la population s'éclaircira dans les jours qui viennent.
Il est par contre avantagé par certains nouveaux développements sur le front international.  Trois sujets sont particulièrement importants : Afghanistan, Irak et Iran. Sur tous les sujets, les Républicains critiquaient le manque d'expérience et la naïveté d'Obama. Or, après que McCain ait semblé se rapprocher légèrement d'Obama sur l'Afghanistan, reconnaissant le besoin de plus de troupes, et que l'administration Bush ait envoyé des diplomates en Iran (en affirmant que c'est pour expliquer aux Iraniens qu'il n'y aurait pas de négociations), c'est au tour du premier ministre irakien Al-Maliki d'affirmer, dans une interview à Der Spiegel, que le délai prévu par Obama de 16 mois pour quitter l'Irak, était, "correct, avec la possibilité de petits changements". 

Cette phrase pourrait être négligée, et McCain affirme déjà que ce n'est le cas que grâce à la stratégie de contre-insurrection, "The Surge", qu'il a soutenue alors qu'Obama n'était pas d'accord, ce qui n'est pas forcément faux, mais l'argument qu'Obama est trop inexpérimenté en affaires internationales pour être président pourrait devenir de plus en plus difficile à utiliser.

Deux éléments rigolos : cette interview aurait pu passer inaperçue, les journalistes auraient pu ne vraiment en prendre connaissance que progressivement, atténuant son impact. Ca n'a pas été le cas, car une personne de la Maison Blanche, voulant envoyer un memo en interne, se serait trompé de bouton et l'a envoyé à toute la presse américaine ! Le second : d'après Ambinder, un conseiller républicain lui aurait envoyé par mail cette réaction : "We're fucked."

A part ça, je continue à remplir le vide : les pages sur Bush et l'élection générale sont en ligne, la carte ne devrait pas tarder. Demain, j'essaierai de finir Nader, et de m'occuper de Clinton et des primaires. Lourd programme !

Vendredi 18 juillet

Actualité assez légère aujourd'hui encore. Quelques petites piques et attaques sans grand intérêt ni enthousiasme de part et d'autre. On est surtout, chez les démocrates, les républicains mais aussi les journalistes, en train de préparer le voyage d'Obama au Moyen-Orient et en Europe à partir de lundi. On se chauffe, on prépare les arguments, afin de réagir vite à n'importe quel événement, quelle que soit son importance.

Au Moyen-Orient (Israël, Palestine, Irak, Afghanistan), il va s'agir de convaincre sur le fond ; en Europe (Allemagne, Angleterre, France), la forme risque d'être prépondérante. Toutes les TV couvriront chaque minute, ce qui amplifiera chaque commentaire, chaque réaction, mais aussi chaque imprécision. Si la foule venant voir et acclamer Obama est à la hauteur de ce que l'on attend, les républicains se moqueront de la rock-star en tournée et critiqueront le "candidat de l'étranger". Dans le cas contraire, ils diront que le voyage a été un échec. Les démocrates, eux, loueront la capacité d'Obama à soulever l'enthousiasme dans le premier cas, son humilité et sa discrétion dans le second. 

Le véritable enjeu pour le jeune et relativement inexpérimenté Obama est en fin de compte assez simple à comprendre : il doit ressembler à un président. S'il parvient à donner l'image aux américains qu'il pourra les représenter dignement à l'étranger, son  voyage aura été un énorme succès.

Jeudi 17 juillet

Je prendrai le temps plus tard d'expliquer en détails la guerre financière entre Obama et McCain, mais des nouvelles intéressantes sont tombées aujourd'hui.

Tous les mois, les candidats doivent donner en détails la somme qu'ils ont amassée le mois précédent. Obama avait pris l'habitude de battre des records, McCain affiche des montants relativement modestes. Du coup, McCain a décidé d'accepter l'aide de l'état, le limitant à 85 million $ de dépenses entre septembre et novembre, sans limitation de montant pour son parti, dont les caisses sont pleines (environ 100 millions). Obama, dont le parti a beaucoup moins d'argent, et qui a choisi une stratégie très agressive, donc très coûteuse, a décidé de refuser cette aide de l'état. Il n'a pas de limite de dépense, mais doit récolter lui-même son argent.

Recettes de McCain, en millions de $ : 11 en février, 15,4 en mars, 18,5 en avril, 22 en mai, 22 également en juin, suggérant une croissance régulière et une acceptation progressive du candidat par son parti.

Recettes d'Obama, en millions de $ : 55 en février, 40 en mars, 31 en avril, 22 en mai, une chute importante depuis son record de février. Pour le mois de juin, on annonçait une somme d'à peu près 30 millions. Le montant officiel est tombé aujourd'hui : 52 millions.

Un nombre, et hop ! Finies, toutes les conclusions qui commençaient à être tirées sur les difficultés financières surprenantes d'Obama, liées à sa victoire contre Clinton, diminuant le besoin immédiat d'argent, et entraînant des difficultés organisationnelles entre donneurs de Clinton et stratèges d'Obama.

Les publicités, l'organisation dans chaque état dont j'ai parlé le 15 juillet, vont coûter très cher. En renonçant au financement public, Obama avait pris un risque qui a paru un moment assez mal calculé. Avec cette annonce, on revient sur une base plus simple : les deux candidats devraient pouvoir dépenser sans compter cet automne.

Mercredi 16 juillet

Pas de grande actualité aujourd'hui. Des germes, ici et là, mais je n'en parlerai que si elles se développent. En attendant, du polissage, et du remplissage.

J'ai complété les fiches de Barr, McCain et Obama.  Prochaine étape, je termine Nader, et je m'attaque à Bush et Clinton. En parallèle, description du fonctionnement de l'élection générale et de la carte électorale. Un peu plus tard, les liens et les commentateurs. J'espère que d'ici la semaine prochaine, le plus gros sera fait.

Mardi 15 juillet

Actualité relativement chargée aujourd'hui.
Plusieurs sujets aux infos, et en général, moins c'est important, et plus on en parle.

• La polémique sur la couverture du New Yorker continue. Elle s'arrêtera vite. Resteront deux questions : y a-t-il une vraie campagne coordonnée pour faire passer Obama pour un terroriste, et si oui, sera-t-elle efficace ?

• Les candidats s'affrontent sur la guerre en Irak. Obama fait un long discours, McCain y répond, les démocrates répondent aux réponses... Un sujet intéressant car les deux candidats pensent qu'ils les favorisent, et qu'ils convaincront les électeurs.  En résumé, Obama reproche à McCain d'avoir été pour la guerre en Irak ; McCain reproche à Obama d'avoir été contre la "Surge", la stratégie de contre-insurrection qui a l'air d'avoir de bons résultats. Obama dit que les ressources dépensées en Irak sont une distraction empêchant de s'attaquer aux vrais problèmes, Afghanistan et économie ; McCain dit qu'il faut s'appuyer sur un succès en Irak et les leçons tirées pour combattre correctement en Afghanistan.

Pourtant, si leurs différences sont énormes sur le sujet, le conflit est atténué par l'apparent succès de la "Surge". Les problèmes sont moins nombreux, les morts ne s'empilent plus, et surtout les journaux parlent beaucoup moins de la guerre que l'an dernier. On commence à voir une lumière à l'horizon, et personne ne va s'opposer aux généraux maintenant. Du coup, l'attention des américains se tourne plutôt vers la crise économique.

• Crise économique justement : faillite de la banque IndyMac, opérations de sauvetage des entreprises de crédit immobilier Fannie Mae et Freddie Mac, chutes des bourses, plus bas niveau atteint par le dollar, propos du directeur de la banque centrale américaine Ben Bernanke prévoyant des difficultés au moins jusqu'à la fin de l'année et avertissant d'un risque d'inflation... Situation morose, qui favorise politiquement les démocrates : les électeurs préfèrent qu'on leur parle du rôle de l'état que des baisses d'impôts pour les plus riches...

• Enfin, nouvelle la moins commentée du week-end, mais peut-être la plus importante : l'équipe Obama commence à mettre en place et à présenter ses organisations dans chaque état important. 150 organisateurs salariés dans le Missouri contre 12 à 14 pour McCain (déjà 50 contre 4 aujourd'hui), 200 (soit deux fois plus que Kerry en 2004) dans le Michigan. Elle espère en avoir 300 dans l'Ohio, état critique s'il en est ; 15 bureaux sont déjà en place dans l'Iowa contre la moitié prévue pour McCain... Chaque salarié va organiser son territoire, recruter des responsables volontaires qui vont eux-mêmes recruter des volontaires, probablement déjà connus grâce à leur participation au site web communautaire d'Obama, créé par un des fondateurs de facebook. Au total, une véritable "armée de voisinage". La plus grande campagne électorale du monde va en partie se dérouler comme une élection municipale dans le Poitou, en faisant le porte-à-porte chez ses voisins pour les convaincre.

Lundi 14 juillet

Ceci n'est pas un blog.

De toute évidence, c'est un site consacré aux élections présidentielles américaines de novembre 2008, mais je vais essayer de prendre du recul sur le suivi de l'actualité quotidienne, que vous pourrez suivre sur n'importe quel site de grand quotidien ou hebdomadaire.

Mon objectif sera plutôt d'analyser l'état de la course, en particulier en étudiant les sondages et autres outils avec plein de chiffres. Ils sont très nombreux et parfois contradictoires, très mal utilisés par la presse en général et la presse française en particulier.

Plutôt que les dynamiques médiatiques, je vais tâcher de m'intéresser aux dynamiques politiques : stratégie, tactiques, finances, rapport aux autres élections, etc. 

Pour ça, je vais m'appuyer sur de nombreux autres gens, plus rigoureux et compétents que moi. Je ne revendique aucune compétence ou qualification personnelle particulière, mais j'essaierai de servir d'intermédiaire, de traducteur, ou de portail vers ces personnes. Comme on dit dans ces cas-là, tout ce qui tient debout le sera grâce à eux, ce qui est bancal le sera à cause de moi.

Plutôt qu'un blog, donc, je vais essayer de faire un site à l'ancienne où une simple navigation vous permettra de prendre connaissance de tous les détails dont vous n'aviez pas besoin pour comprendre ce qui se passe réellement aux USA.

Ce site sera en évolution permanente. J'espère pouvoir ajouter du contenu tous les jours, en fonction de mon temps disponible et de l'actualité.

Bonne lecture !

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